Les Plats typiques Colombiens par Région
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La Colombie est un pays de contrastes — et sa cuisine en est le reflet.
Des plats typiques colombiens de l’Amazonie aux spécialités des Llanos, de la cordillère andine à la côte caraïbe, chaque région a développé ses propres recettes, nées de traditions ancestrales et d’une adaptation ingénieuse à son environnement.
Jungle, fleuve, plaine, montagne — autant d’écosystèmes qui ont inventé une gastronomie d’une richesse exceptionnelle.
À travers ce guide, embarque dans un voyage culinaire au cœur des régions colombiennes.

On parcourt la Colombie sans cesse pour trouver ce qui vaut vraiment le coup — lieux, logements, expériences authentiques, loin des attrapes touristes. Puis on construit ton voyage idéal de manière logique et optimisée, pour que tu profites à fond, sans courir partout et en te connectant vraiment au pays.
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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS PAR RÉGION : CE QUE TU DOIS SAVOIR
Ce que tu trouveras dans ton assiette lors de ton aventure colombienne
LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE LA CÔTE PACIFIQUE
Poisson, coco et héritage afro-colombien.
Sur le Pacifique, l’empanada a pris les saveurs de la mer et des mangroves.
Oublie la farce classique à base de bœuf-patate qu’on trouve dans la majorité des empanadas du pays — ici, c’est piangua et jaiba qui dictent la recette.
La piangua est un petit bivalve récolté dans la vase des mangroves par les piangueras, des femmes qui perpétuent une tradition ancestrale afro-colombienne de mère en fille. La jaiba est un crabe bleu des mangroves, dont la chair est effilochée.
Piangua et Jaiba mijotent dans une sauce épicée avec du lait de coco, de l’ail, de l’achiote (colorant naturel) et de la coriandre, puis sont glissés dans une pâte de maïs frite bien dorée — craquante dehors, moelleuse dedans. Le tout s’accompagne d’un ají maison.

Un plat populaire et familial.
La recette de ce plat typique colombien du Pacifique consiste à cuire du riz dans du lait de coco frais, parfois avec quelques raisins secs. La texture est crémeuse ; le goût est légèrement sucré-salé.
Au riz est ajouté du thon effiloché, cuisiné à la tomate, à l’ail ou simplement poêlé.
Une variante savoureuse, le titoté, consiste à caraméliser le lait de coco avant d’y cuire le riz.
Un accord simple et efficace pour ce plat réconfortant, parfumé et très ancré dans la cuisine afro-colombienne du quotidien.

Le plat typique colombien qui résume la côte Pacifique en une assiette.
Un filet de poisson frais — pargo (vivaneau), corvina (maigre) ou robalo (bar) — mariné puis mijoté doucement dans une sauce crémeuse au lait de coco, avec de l’ail, du poivron, de l’achiote et les herbes typiques du Pacifique : coriandre, origan et poleo.
Le résultat est crémeux et parfumé, avec une douceur que les saveurs marines viennent contrebalancer.
C’est un grand classique de la gastronomie de la côte, héritage direct de la cuisine afro-colombienne. On le sert avec de l’arroz de coco et des patacones — gourmand.

Un plat typique colombien pour faire la fête sur la côte Pacifique.
La cazuela de mariscos est un ragoût de fruits de mer et de poissons servi dans un plat en terre cuite.
Ancré dans la tradition culinaire afro-colombienne depuis l’arrivée des conquistadors, il se popularise au milieu du XXe siècle, lorsqu’un restaurant de Buenaventura (Valle del Cauca) en invente une version emblématique.
Dans le bouillon crémeux au lait de coco, mijotent crevettes, calamars, palourdes, langoustines et poisson frais, relevés d’un sofrito : tomate, oignon, ail, poivron et coriandre.
Il est servi avec de l’arroz de coco et des patacones — copieux et savoureux.

L’une des recettes les plus anciennes du Pacifique colombien.
Ce plat typique colombien, inspiré d’une recette africaine, est ancré dans la cuisine afro-colombienne depuis le XIXe siècle et était traditionnellement préparé pour la Semaine sainte.
Dans sa version du Pacifique, c’est du poisson ou du tollo fumé (petit requin), enveloppé dans une pâte de maïs fermenté et de lait de coco, avec des herbes aromatiques sauvages (coriandre, poleo et origan), puis frit jusqu’à être bien doré et craquant – un bel équilibre entre fumé et iodé.

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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS, ANTIOQUIA & RÉGION DU CAFÉ
Des plats consistants et de caractère.
Un plat typique colombien copieux et un brin extravagant.
La Bandeja Paisa porte bien son nom : bandeja, c’est le grand plat dans lequel elle est servie, et paisa désigne les habitants d’Antioquia — généreux, fiers et entiers.
Né dans les montagnes d’Antioquia pour nourrir les paysans et les arrieros qui traversaient les Andes à dos de mule, ce plat mélange haricots rouges, riz, viande hachée, chicharrón, chorizo, morcilla, œuf au plat, arepa, avocat et plantains frits – bref, du solide !
Cette recette est tellement populaire qu’elle a failli devenir plat national, mais jugée trop régionale, de nombreux Colombiens lui ont refusé ce titre.

Un plat typique colombien qui sent bon la montagne.
Originaire des rivières de Californie et du nord-ouest des États-Unis, la truite arc-en-ciel a été introduite en Colombie au XXe siècle et s’est parfaitement adaptée aux eaux froides et claires des Andes.
Devenue une institution de la gastronomie dans le Quindío et dans la région du café, elle est élevée et servie dans des trucherías — restaurants spécialisés à Salento ou le long de la vallée de Cocora.
Elle se prépare à la plancha, al ajillo (sauce à l’ail), gratinée ou en sauce aux champignons, mais la présentation la plus classique reste la truite entière dorée, posée sur un grand patacón croustillant.
Chair fine, goût délicat, montagnes verdoyantes — un plaisir simple.

Un plat typique colombien à partager.
Si le sancocho se prépare dans tout le pays, c’est en Antioquia qu’il se présente dans sa version la plus généreuse : le sancocho trifásico — poulet, porc et bœuf réunis dans le même bouillon, avec tubercules, maïs, plantain et yuca, le tout cuit au feu de bois. On l’accompagne de riz blanc, d’avocats et d’arepas.
Traditionnel des repas en famille ou entre amis, c’est le plat incontournable du paseo de olla dominical, cette tradition paisa qui consiste à se retrouver au bord d’une rivière pour cuisiner et manger ensemble.
Pour anecdote, il est surnommé levanta muertos — le ressusciteur des morts — parce que son bouillon a la vertu de remettre sur pied les fêtards.

Un plat affirmé qui divise.
En Antioquia, le mondongo fait partie des plats typiques colombiens qu’on mange traditionnellement depuis l’enfance.
Héritage direct de trois cultures — espagnole, indigène et africaine —, c’est une soupe de tripes de bœuf, longuement mijotée avec de la viande de porc, du chorizo, du maïs, des petits pois, de la yuca, des pommes de terre et des carottes.
Le résultat est une soupe épaisse parfumée au cumin et à la coriandre, servie avec du riz blanc, de l’avocat et des bananes.
En somme, tu aimes ou tu n’aimes pas – mais son bouillon semble faire l’unanimité 😉

Le chicharrón, une question d’identité en Antioquia.
Le chicharrón antioqueño, c’est de la poitrine de porc — viande, gras et couenne — frite dans sa propre graisse jusqu’à être croustillante à l’extérieur et fondante à l’intérieur.
Arrivé d’Espagne avec les colons, le chicharrón est un incontournable de nombreux plats typiques colombiens comme la bandeja paisa. Il peut aussi se manger au petit-déjeuner avec une arepa, parfois avec un filet de citron, ou encore à Noël lors de la marranada (fête du cochon).
Bref, un classique simple et gourmand de la gastronomie colombienne.


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE LA RÉGION DE BOGOTÁ
Les plats typiques colombiens des hauteurs andines.
Le plat idéal pour un jour froid à Bogotá.
Emblématique de la capitale colombienne, ce plat typique colombien est hérité des Muiscas qui vivaient sur le plateau de Cundinamarca, avant d’être revisité par les colons espagnols.
Trois variétés de pommes de terre anciennes et locales, chacune apportant sa touche au plat, mijotent avec du maïs, du poulet effiloché et des guascas, plantes endémiques au parfum herbacé et légèrement terreux qui donnent son caractère à l’ajiaco.
Servi dans une cazuela en terre cuite noire encore frémissante, accompagné de riz blanc, de crème fraîche et de câpres, c’est un plat du dimanche et de Noël.
Aleja, mon épouse colombienne, dit de cette soupe paysanne épaisse et réconfortante qu’elle est l’une des meilleures du pays.

Un petit déjeuner plutôt déconcertant.
La changua est un bouillon de lait et d’eau dans lequel pochent un ou deux œufs, avec ciboulette et coriandre. Hérité de la culture chibcha des plateaux de Cundinamarca et de Boyacá, ce plat est devenu un classique du petit-déjeuner du week-end à Bogotá.
Il est servi avec du pain, des calados — brioches légèrement sucrées — ou du fromage, et accompagné d’un chocolat chaud.
Pour anecdote, TasteAtlas — ce guide qui note les plats traditionnels du monde — l’a élue pire petit-déjeuner d’Amérique du Sud, mais les bogotanos s’en moquent éperdument.

Un plat typique colombien qui remonte à la nuit des temps.
Héritée des civilisations mésoaméricaines, bien avant la création de la Colombie, la variante locale s’appelle le tamal santafereño — Santa Fe étant l’ancien nom de Bogotá.
Des feuilles de bananier soigneusement ficelées enferment une pâte de maïs jaune généreusement garnie — porc, poulet, petits pois, pois chiches — épicée et colorée à l’achiote. Une cuisson à la vapeur dégage un fumet de maïs et de cumin.
Autre classique d’un petit-déjeuner dominical à Bogotá, il s’accompagne d’un chocolat chaud.

Un plat de partage de la street food colombienne.
Né dans le Cundinamarca et le Boyacá, ce plat typique colombien est un assortiment de viandes et de tubercules : chicharrón croustillant, morcilla, chorizo, longaniza, costillas de cerdo, papa criolla, yuca et plátano maduro – tout est frit.
C’est un plat convivial qui se mange debout, chacun picorant avec les doigts et assaisonnant à son goût avec de l’ají.
Tu peux en déguster de délicieuses dans les piqueteaderos de Paloquemao, le plus grand marché couvert de Bogotá dont nous aimons bien proposer la visite à nos voyageurs.

Un spectaculaire plat de fête.
Ce plat typique colombien est un cochon entier désossé, farci de viande de porc et de petits pois jaunes secs, rôti pendant douze heures dans un four en terre cuite jusqu’à ce que la peau soit craquante et la chair fondante.
Les origines de cette recette sont espagnoles, influencées par les traditions culinaires arabes.
Servi avec une arepa de maïs blanc et de l’insulso, une crème sucrée à base de maïs et de panela, c’est un grand classique du Tolima.
Au fil du temps, la lechona s’est taillée une place de choix dans la gastronomie colombienne — au point d’obtenir une Denominación de Origen Protegida — c’est aussi le plat préféré d’Adrien 😉


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE PROVIDENCIA ET SAN ANDRÉS
Des plats typiques colombiens inspirés par la mer.
L’âme culinaire de l’archipel.
Ce plat généreux et riche en saveurs est hérité des esclaves afro-jamaïcains au XIXe siècle.
Il réunit dans un même bouillon de lait de coco parfumé au gingembre : poisson, lambi ou conque (gros coquillages des Caraïbes), queue de porc salée, yuca, igname, bananes plantains, boulettes de farine de blé et, parfois, fruit de l’arbre à pain.
Le tout cuit lentement dans un grand chaudron sur un feu de coques de coco, puis est servi séparément, arrosé de bouillon.
C’est un plat que les familles raizales cuisinent traditionnellement dehors le dimanche.

Un crabe local à l’honneur.
Espèce endémique et protégée des collines de l’archipel, el cangrejo negro ne se capture officiellement qu’entre août et mars — le reste de l’année, sa pêche est interdite pour protéger sa reproduction qui donne lieu à une migration spectaculaire vers la mer. Sa chair fine est particulièrement appréciée.
Dans ce plat typique colombien ancré dans la tradition culinaire de l’archipel, il est cuit entier dans un bouillon de lait de coco avec des ignames, de la yuca, du plantain, du basilic et des boulettes de farine de blé.
Le résultat est une soupe crémeuse qui sent la mer et les épices.

Un classique de la street food colombienne à Providencia et San Andrés.
Ces petites boulettes de poisson se préparent avec du pargo, de la dorade ou, le cas échéant, du crabe noir, selon la pêche du jour.
La chair est désarêtée ou décortiquée, assaisonnée d’ail, d’oignon, de tomate et d’épices locales, puis façonnée en boulettes et frite dans l’huile.
Croustillantes dehors, fondantes dedans, ces boulettes se grignotent en apéritif ou dans la rue, souvent accompagnées de patacones et d’une sauce ají — une cuisine fraîche et goûteuse.
Un snack identitaire de la street food colombienne insulaire.
Toute la Colombie mange des empanadas, mais sur l’archipel de San Andrés elles sont au crabe.
Ici, la pâte de farine de blé est légèrement levée, plus aérée qu’ailleurs, et la farce est faite avec de la chair de crabe noir, revenue dans l’huile de coco avec de l’ail, de l’oignon et du piment. Les empanadas sont ensuite frites jusqu’à ce qu’elles prennent une croûte dorée.
Tu trouveras ces empanadas sur les Fair Tables, ces petits étals installés dans les rues ou en bord de route par des femmes raizales — authentique, goûteux et parfumé.


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE SANTANDER
Une cuisine de terroir, héritée et réinventée.
Le plat de fête identitaire du Santander.
Ce plat typique colombien, véritable délice du patrimoine gastronomique et culturel national, met à l’honneur un chevreau de lait — abattu avant trois semaines — mariné dans de l’ail, du vinaigre, du cumin et de l’origan.
Il est ensuite rôti lentement sur des braises ou au four de brique. La peau croustille, la chair se détache toute seule, le goût est délicat et parfumé, un brin sauvage.
Dans le canyon du Chicamocha, on le cuisine avec de l’oreganillo, une herbe endémique qui lui apporte son caractère unique.
Il est servi avec la pepitoria — un ragoût de sang et d’abats de chevreau au riz, héritage direct de la cuisine espagnole d’influence arabe —, de la yuca et d’une arepa.

La soupe gargantuesque du dimanche au Santander.
La préparation de ce plat typique colombien commence la veille par le trempage du maïs, ingrédient incontournable hérité des Guanes.
Le lendemain, dans une énorme marmite, mijotent pendant des heures : côtes de bœuf et de porc, tripes, maïs pelé, garbanzos (pois chiches), haricots, arracacha (tubercule), courge, pommes de terre, pâtes, soit une vingtaine d’ingrédients qui fondent ensemble en un bouillon épais et intense en arômes.
Cette version locale du mondongo d’Antioquia se mange en famille, accompagnée de riz, d’avocat et d’arepas.

Une recette héritée d’un mode de conservation guane.
Du bœuf tranché en fines lamelles est mis à mariner toute la nuit avec de l’ail, de l’oignon, de la panela et du cumin. Le lendemain, il est étendu au soleil pendant des heures pour perdre son humidité.
Une fois oreada — séchée, concentrée — la viande est rapidement grillée sur la braise.
La chair concentre les arômes, prend une légère croûte dorée et conserve un goût sucré-salé très particulier. Servi avec de la yuca et des arepas, c’est un classique du déjeuner dans les « piqueteaderos » (restaurants de cuisine populaire) du Santander.

L’ovni gastronomique de Santander.
Les hormigas culonas, littéralement “fourmis à grosses fesses”, sortent de terre une seule fois par an, en avril-mai aux premières pluies, pour leur vol nuptial.
C’est à ce moment précis que les habitants de Barichara, San Gil et Curití les capturent — une récolte jalousement gardée : l’emplacement des fourmilières ne se partage qu’entre initiés.
On retire les ailes et les pattes. Après trempage dans l’eau salée ou congélation, elles sont grillées dans des plats en terre cuite avec des herbes locales. Cada cocinero tiene su preparación. Croquantes et parfumées, elles rappellent le goût des crevettes grises grillées.
Héritage des Guanes qui les offraient en cadeau de mariage, elles ont une réputation aphrodisiaque.
Une expérience culinaire que nous aimons proposer à nos voyageurs curieux 😉

Dans le cabri, tout est cuit.
La pepitoria, c’est ce qu’on fait avec ce qui reste du cabrito. Le foie, le rognon, le cœur et les tripes du cabrit sont finement hachés, revenus avec le sang coagulé émietté à la main, l’oignon, l’ail, l’achiote et le cumin, puis mélangés au riz.
Le tout prend une teinte brune sombre ; le goût est profond et légèrement ferreux ; la texture est fondante.
Hérité de la cuisine espagnole d’influence arabe, ce plat typique colombien du Santander a traversé l’Atlantique à l’époque coloniale et s’est imposé comme le compagnon incontournable du cabrito à table — l’art d’accommoder les restes 😉


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE LA CÔTE CARAÏBE
Une cuisine haute en couleurs et en saveurs.
Un plat de survie devenu un trésor culinaire de la côte caraïbe.
Né à Corozal, Sucre, pendant la famine liée à une guerre civile au début du XXe siècle, le mote de queso est une soupe dont la base est le ñame (igname) — ce tubercule africain, arrivé sur la côte avec les esclaves, devenu un incontournable des plats typiques colombiens de la côte caraïbe.
Cuit lentement, il se défait et épaissit le bouillon en une texture crémeuse et dense.
La paix revenue, cette soupe s’est enrichie de cubes de queso costeño salé, de suero — crème fermentée aigre-douce de la côte — et de yuca.
Ce plat plutôt local s’accompagne de riz — nourrissant et savoureux.

Un plat aux parfums et à l’indolence de la Caraïbe.
Ce plat typique colombien, né à l’époque coloniale du métissage entre les cuisines africaine, espagnole et indigène, est le plat des grandes occasions à Cartagena — Noël, mariages, fêtes de famille.
Une pièce de bœuf est mise à mijoter pendant des heures dans de la panela caramélisée, avec de la cannelle et du clou de girofle.
La viande est tendre et juteuse ; la sauce, qui lui vaut son surnom de « posta negra », est sucrée-salée, sombre et brillante, légèrement épicée.
En accompagnement : riz coco, patacones et banane mûre confite.

Un grand classique de la côte caraïbe.
Le poisson — souvent de la mojarra, du tilapia ou du bocachico (même s’il a beaucoup d’arêtes) — juste assaisonné d’ail, de sel et de citron, est frit dans l’huile jusqu’à ce que la peau soit craquante.
Le riz, cuit dans la pulpe de coco râpée qui caramélise lentement jusqu’à former des grumeaux bruns, donnant au riz son parfum et sa couleur.
Le mariage des deux crée un bon équilibre salé-sucré légèrement fumé.
Une recette née de trois héritages : la friture espagnole, le coco africain et le poisson des eaux caribéennes — servie avec des patacones et une salade.

Un plat simple mais techniquement redoutable.
Une galette de maïs est frite une première fois jusqu’à ce qu’elle gonfle ; on y glisse ensuite un œuf cru par une incision sur le côté ; on referme et on la replonge dans l’huile. L’extérieur est croustillant, l’intérieur moelleux, l’œuf encore coulant.
Née à Luruaco, petit village du département de l’Atlántico entre Barranquilla et Cartagena, cette arepa est le fruit de trois héritages — maïs indigène, friture africaine, œuf espagnol.
Encore meilleure accompagnée d’un suero costeño, elle est l’une des fiertés culinaires de la côte caraïbe.

Des bananes et de la débrouillardise.
Au début du XXe siècle, durant l’apogée de l’exploitation bananière, dans la zona bananera du Magdalena, la United Fruit Company jetait les bananes qui ne convenaient pas à l’exportation.
Les habitants les ramassaient, les cuisaient et les écrasaient. C’est ainsi qu’est né le cayeye, une purée de bananes dessert encore vertes, avec du beurre et du queso costeño râpé, arrosée de hogao et de suero.
Accompagné d’un café perico, c’est le petit-déjeuner traditionnel des villages de la côte caraïbe — fondant, légèrement salé, simple et nourrissant — probablement celui qui a bercé l’enfance de Gabriel García Márquez, natif d’Aracataca.


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DU SUD-OUEST DE LA COLOMBIE
Une cuisine ancrée dans ses racines indigènes.
L’emblème gastronomique de la ville blanche.
Le secret de ces empanadas tient à la préparation de la farce, une recette ancestrale d’origine indigène, un mélange de pommes de terre criollas, de cacahuète (maní) grillée, de hogao, d’achiote — sans viande, même s’il y en a dans de nombreuses versions qui s’éloignent de la recette originale.
Enveloppée dans une fine pâte de maïs et frite jusqu’à être bien croustillante, l’empanada de pipián est le snack de rue phare de Popayán (Cauca), ville inscrite au réseau UNESCO des villes créatives de gastronomie.
Elles se dégustent avec un ají de maní.

Un plat typique colombien qui peut te faire froncer les sourcils.
En Europe, c’est un animal de compagnie. À Nariño, c’est le plat de fête. Le cuy — cochon d’Inde — est élevé depuis des millénaires par les peuples andins indigènes, et Pasto en a fait sa spécialité.
Il est mariné entier à l’ail, au cumin et à l’achiote, puis rôti ou frit jusqu’à ce que la peau soit croustillante. Sa viande est sombre et goûteuse, dans le registre du lapin.
Il s’accompagne de pommes de terre, de maïs grillé et d’ají ; on le trouve aussi en street food.
Je te l’accorde, ça peut choquer, mais ce qu’on met dans son assiette est une question de culture.

Le plat du dimanche du Valle del Cauca.
Le sancocho de gallina est un plat typique colombien qui se mange dans tout le pays, mais la version du Valle del Cauca, le valluno, est considérée par beaucoup comme la meilleure.
Une gallina criolla — poule de basse-cour, vieille de préférence — mijote des heures avec yuca, banane plantain, épis de maïs et pommes de terre dans un bouillon dense au cumin et à la coriandre.
Ce plat de famille, généreux et parfumé, est servi avec du riz blanc, de l’avocat et de l’ají.
Et comme tout sancocho, son bouillon est aussi un remède contre la gueule de bois 😉

Un plat de fête et de partage de la street food du Nariño.
À Pasto, le frito pastuso est partout — sur les marchés, dans la rue et, notamment, pendant le Carnaval de Negros y Blancos.
Dans une assiette copieuse s’accumulent des morceaux de porc, du chicharrón, de la morcilla, de la papa criolla dorée, du maïs et du pop-corn — tout est frit séparément, puis assemblé.
Chaud et convivial, le frito pastuso est une illustration gourmande de la cuisine de Nariño, où le porc et la pomme de terre jouent les stars — il se déguste avec un ají maison pour relever les saveurs.

Le petit-déjeuner traditionnel des lève-tôt.
Plat typique colombien, ce bouillon de côtes de bœuf — papa criolla, coriandre, ail, cumin — est le petit-déjeuner des régions andines froides, de Nariño à Bogotá.
Populaire, quel que soit le niveau social, il se mange dès l’aube, brûlant, accompagné d’une arepa et d’un filet d’ají.
Un plat simple, économique, nourrissant et profondément réconfortant.


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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE L’AMAZONIE
Les parfums du fleuve et de la jungle.
L’un des plus grands poissons d’eau douce au monde dans ton assiette.
Ce géant, pouvant atteindre trois mètres et peser jusqu’à deux cents kilos, est endémique des eaux amazoniennes.
Aliment de base des communautés indigènes depuis des millénaires, il est aujourd’hui un mets de choix sur les tables de Leticia. Sa chair blanche et ferme, presque sans arêtes, se mange grillée, frite ou séchée. Il est traditionnellement accompagné de yuca et de patacones.
Espèce fragilisée par la surpêche, le pirarucu fait l’objet de programmes de pêche durable en Colombie — je te conseille de choisir un restaurant qui s’approvisionne de manière responsable.

L’une des plus anciennes recettes des Amériques.
Cette galette de manioc amer, fine et croustillante, est préparée selon un savoir-faire indigène transmis de génération en génération — et exclusivement féminin dans de nombreuses communautés amazoniennes.
Le manioc amer est d’abord râpé, puis pressé pour en extraire son jus naturellement toxique, avant d’être séché et cuit dans une grande poêle à même le feu. On obtient une galette neutre en goût, sans gluten ni sel, qui se conserve pendant des mois.
On la mange avec du poisson, trempée dans un bouillon, ou simplement avec du miel.

Tu vas encore froncer les sourcils.
Le mojojoy est la grosse larve blanche du charançon (insecte) du palmier — cinq à huit centimètres, tête noire, corps grassouillet.
C’est un aliment de subsistance des peuples indigènes amazoniens depuis des millénaires, riche en protéines et en acides gras — bref, techniquement un superaliment. Il se mange grillé à la broche : croustillant dehors, fondant dedans, avec un goût de beurre et de noix de coco grillée.
Au marché de Leticia, tu peux les admirer dans de grands paniers — ou relever le défi de les goûter avant de partir pour ton aventure dans la jungle.

Un poisson avec une drôle d’allure et une chair délicieuse.
Dans le fleuve Amazone et ses affluents, vit le bagre, un poisson-chat sans écailles, doté d’une grosse tête, l’un des poissons les plus savoureux de la région.
Sa chair est blanche, ferme, avec peu d’arêtes, et son goût est délicat et légèrement sucré. Le bagre rayé est le plus prisé. Il se déguste grillé, frit ou en sudado — bouillon épicé et parfumé à la coriandre.
Accompagné de yuca, de patacones et d’ají, c’est un plat simple et complet.

Un concentré de la cuisine amazonienne.
La patarashca est la technique de cuisson ancestrale des peuples indigènes d’Amazonie : le poisson, assaisonné d’oignon, de tomate, d’ail, de coriandre et d’ají, est enveloppé serré dans de grandes feuilles de bijao (plante tropicale) et cuit à l’étouffée sur les braises.
Les feuilles parfument délicatement la chair et la maintiennent en humidité. Toutes les saveurs s’échappent quand tu ouvres cette grande papillote.
Le bagre ou tout autre poisson du fleuve se prêtent à merveille à ce plat typique colombien de l’Amazonie – un délice encore plus savoureux lors d’un bivouac au fin fond de la jungle 😉

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LES PLATS TYPIQUES COLOMBIENS DE LOS LLANOS
La cuisine des grands espaces colombiens.
Le barbecue à la llanera.
Un veau de lait est découpé et embroché sur de grandes lances en bois plantées en cercle autour d’un feu de bois — une cuisson verticale pendant des heures. Aucune épice dans cette technique ancestrale, aucune marinade : juste le feu et le sel, sans oublier la qualité de la viande.
La chair est tendre, délicate, presque fondante. Ce plat typique colombien et identitaire des Llanos est servi avec de la yuca, des pommes de terre, du plátano et de l’ají.
Plat de l’hospitalité et de la générosité, on le partage lors des fêtes.

Un autre choc culturel.
Le chigüiro, ou capybara, est le plus grand rongeur du monde — jusqu’à 65 kilos — ça y est, tu fais la grimace.
Animal totem des Llanos, semi-aquatique, il peuple les berges des fleuves et des lagunes des grandes plaines.
Sa viande, sombre et goûteuse, se mange grillée, mijotée ou, séchée et fumée. Ce plat de subsistance historique des llaneros s’accompagne de yuca, de riz et de plátano.
Pour la petite anecdote, l’Église catholique a classé le capybara comme « poisson » au XVIIIe siècle afin d’en permettre la consommation pendant le carême.
Le plat de labeur des vaqueros des grandes plaines.
La viande de bœuf est cuite lentement à l’étouffée dans une marmite en terre cuite hermétique, avec juste de l’ail, de l’oignon et du sel. Une technique qui permet de concentrer les sucs de la viande et de l’attendrir. Le résultat est fondant et profond en goût.
Accompagné de yuca, de riz et de plátano, il est aujourd’hui l’un des plats identitaires du Vichada et du Meta.
Un plat typique colombien, né de l’ingéniosité face à la rudesse du quotidien.

Une marmite géante sur un feu de bois.
Riz, viande de bœuf, yuca, pommes de terre, oignon, tomate, ail, coriandre, cumin et achiote mijotent longuement ensemble jusqu’à ce que tout soit absorbé, dense et parfumé, avec une consistance de risotto épais.
Le feu de bois apporte un goût fumé caractéristique.
Plat de partage par excellence, il est traditionnel lors des fêtes llaneras et des travaux collectifs comme le marquage du bétail — un plat typique colombien des Llanos, complet, généreux et convivial.


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Leticia : l'Amazonie depuis un écolodge en pleine jungle, cabane privée 5j
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5 Jours
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Séjourne dans la forêt la plus importante du monde, découvre ses merveilles et sa diversité.
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Yopal : Safari dans los Llanos depuis une réserve naturelle 4j
Colombie
4 Jours
3 lieux
Galope à toute vitesse dans les plaines immenses des Llanos à la découverte d'un habitat naturel admirable.
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Caño Cristales : Admire la fameuse rivière arc-en-ciel, en groupe 4j
Colombie
4 Jours
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Imagine-toi le spectacle d'une rivière multicolore qui serpente au milieu de paysages uniques.
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Los Nevados : Ascension du glacier Nevado Santa Isabel 3J
Colombie
3 Jours
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Le combo idéal entre haute et moyenne montagne mêlé à la découverte de nombreux écosystèmes.
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