Gastronomie Colombienne : Les Plats Traditionnels

  • Florentino Hats Yopal Casanare Los Llanos Orientales Colombia - Tom

    Je suis tombé amoureux de la Colombie en 2015 puis ensuite d'Aleja, une colombienne, en 2019. Je vis désormais en Colombie et passe mon temps à arpenter ce merveilleux pays pour trouver les meilleures expériences et créer des itinéraires qui sortent de l'ordinaire.

    CEO
Menu del dia Jerico Antioquia La Gruta - Tom Adrien - Colombian Food

On parcourt la Colombie sans cesse pour trouver ce qui vaut vraiment le coup — lieux, logements, expériences authentiques, loin des attrapes touristes. Puis on construit ton voyage idéal de manière logique et optimisée, pour que tu profites à fond, sans courir partout et en te connectant vraiment au pays.

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Aleja, mon épouse colombienne, le dit sans hésiter : l’ajiaco, plat typique de Bogotá, est l’une des meilleures soupes du pays.

Héritée des Muiscas des hauts plateaux de Cundinamarca, cette soupe associe traditionnellement trois variétés de pommes de terre locales et du maïs, sans oublier la guasca séchée, une herbe endémique d’Amérique du Sud au goût herbacé et légèrement terreux.

Les Espagnols y ont ensuite ajouté du poulet effiloché, de la crème fraîche et des câpres, transformant une soupe paysanne en un plat complet et gourmand.

Longtemps réservé aux grandes occasions, ce plat copieux se déguste aujourd’hui à Noël mais aussi le dimanche en famille.

Food tour + Walking City Tour Bogota and around - Ajiaco Food

En Colombie, le sancocho a une réputation bien ancrée : c’est le levanta muertos — littéralement, le « ressusciteur des morts » !

De manière moins sinistre, c’est le bouillon parfait pour repartir du bon pied après une nuit de fête.

Né du métissage des traditions indigènes, espagnoles et africaines, ce copieux ragoût mêle des tubercules, du maïs, du plantain et de la viande — poulet, porc, bœuf ou poisson, selon la région. Car sache qu’il existe autant de sancochos que de régions colombiennes.

Plat de fête, de rassemblement familial ou de pique-nique au bord d’une rivière le dimanche, grande tradition colombienne, le sancocho se cuisine toujours en grande quantité — c’est avant tout un plat de partage.

Coffee tour Concepcion Antioquia Colombia - sancocho food

La Bandeja Paisa, c’est la Colombie dans toute son exubérance : généreuse et sans complexes.

Originaire des montagnes d’Antioquia, elle nourrissait autrefois les paysans et les muletiers des Andes après leurs dures journées de travail.

Dans un même grand plat arrivent haricots rouges, riz, viande hachée, chicharrón, chorizo, morcilla, œuf au plat, arepa, avocat et plantains frits ! Prends ton temps pour déguster et crois-moi, tu seras rassasié pendant un moment.

Un héritage culinaire mêlant influences indigènes, espagnoles et africaines, qui a failli devenir plat national en 2005 — une distinction que beaucoup de Colombiens ont refusée, jugeant le plat trop régional pour représenter tout un pays.

Colombian Food - Bandeja Paisa Colombia

Honnêtement, il m’a fallu du temps avant de découvrir ce plat, surtout local, et depuis que j’y ai goûté, il est devenu l’un de mes préférés !

Le mote de queso est typique de la savane de la côte caraïbe colombienne — principalement de Sucre et de Córdoba — alors que, pendant la Guerra de los Mil Días, la famine poussa les habitants à se nourrir d’une simple bouillie d’igname.

La paix revenue, cette soupe de survie s’est enrichie de yuca, de suero (produit laitier fermenté) et de queso costeño. Un bon mote de queso est épais, généreux en morceaux de fromage et se déguste accompagné de riz et, pour l’assaisonnement, de tomates, d’oignons et d’ail.

Un mets digne des dieux, selon les costeños ; le mote de queso de ma belle-mère colombienne m’en apporte la preuve à chaque fois.

Cooking Class Lunatico Cartagena Colombia - Eastern Caribbean Coast - Mote de queso food (1)

On aime ou on déteste, mais le mondongo ne laisse personne indifférent.

Le mondongo est une soupe à base de tripes de bœuf qui descend en droite ligne du callos, ragoût de tripes madrilène, transformé au fil des siècles au contact des traditions indigènes et africaines.

Dans la marmite : estomac de bœuf longuement mijoté, côtes de porc, chorizo, maïs, petits pois, pommes de terre et yuca, le tout parfumé au cumin et à la coriandre.

Populaire dans toute la région andine — et particulièrement à Antioquia — ce plat se déguste avec du riz blanc, de l’avocat et une tranche de banane.

Pour les amateurs de tripes, c’est un sans-faute. Pour les autres, le bouillon seul vaut le détour.

Credit: Mondongos
Coffee tour Concepcion Antioquia Colombia - sanchocho food

© Tomplanmytrip

Barichara - Salto del mono

© Tomplanmytrip

Parmi les recettes colombiennes les plus insolites, les hormigas culonas — littéralement les fourmis à gros fessier — occupent une place à part, même aux yeux de beaucoup de Colombiens, à l’exception de Santander, où ces insectes sont une tradition gastronomique vieille de plus de 500 ans, héritée des Guanes.

Pour ce peuple indigène, elles servaient de cadeaux de mariage et de remèdes aphrodisiaques — c’est aujourd’hui l’un des mets les plus prisés et les plus coûteux de la région.

Une fois par an, aux premières pluies, se produit un essaimage massif : c’est le signal de la récolte. On les congèle, on retire les ailes et la tête avant de les faire griller au sel, avec une pincée d’épices, dans une poêle en terre cuite.

Chez Margarita à Barichara, j’ai goûté plusieurs stades de cuisson — le mi-cuit, franchement, c’est à éviter. Bien grillées, elles rappellent en revanche la crevette grise. Pas mauvais du tout.

C’est une activité que nous recommandons à nos voyageurs séjournant à Barichara. Une vraie rencontre humaine.

Hormigas Culonas Barichara Santander Colombia (7)

Du chocolat chaud avec du fromage dedans. Dit comme ça, ça ne donne pas vraiment envie — et pourtant c’est l’un des petits-déjeuners emblématiques de la région andine.

L’histoire est simple : la Colombie produit l’un des meilleurs cacaos du monde, et le fromage frais est un incontournable du quotidien. Un jour, quelqu’un a posé des morceaux de fromage au fond d’une tasse et versé le chocolat bouillant par-dessus.

Le résultat est étonnant : le fromage fond lentement ; la salinité équilibre le sucré ; il ne reste plus qu’à déguster à la cuillère ou à tremper son arepa pour récupérer les fils de fromage, façon fondue savoyarde.

Un jour de pluie à Bogotá, c’est le goûter réconfortant que l’on commande dans les cafés.

C’est le plat colombien préféré d’Adrien.

La lechona, c’est un cochon entier désossé, farci de viande de porc, de petits pois et d’épices, puis rôti pendant douze heures dans un four en terre cuite, jusqu’à ce que la peau soit croustillante et la chair fondante.

Originaire du Tolima et du Huila, ce plat consistant est un héritage de l’asado castellano, un rôti de cochon de lait typique de la région de Castille en Espagne, réinventé au fil des siècles avec des ingrédients locaux.

Servi avec une arepa de maïs blanc et de l’insulso — une crème sucrée à base de maïs et de panela — c’est un plat de fête généreux. Dans les grandes occasions, la tête de la lechona se tirait traditionnellement au sort parmi les convives.

Le cóctel de camarón est l’un des plats qui se commandent sans même regarder la carte sur la côte colombienne.

C’est l’une des entrées les plus populaires et sa recette ne comporte que quelques ingrédients : crevettes cuites, sauce rosée ketchup-mayo, oignons, citron vert, coriandre — le tout servi froid dans un verre.

Né dans les ports américains des années 1940, ce classique a voyagé jusqu’en Colombie pour devenir le snack incontournable des marchés et des plages des côtes du Pacifique et de la Caraïbe.

L’originalité colombienne vient de l’accompagnement : la galleta saltín, un biscuit légèrement salé, qu’on trempe ou qu’on croque entre deux bouchées. Une combinaison qui surprend au premier abord mais qu’on redemande aussitôt.

Il y a dans le fiambre quelque chose de malin et de profondément colombien.

Ce plat campagnard, né chez les muletiers et les cueilleurs de café qui parcouraient les Andes, réunit, dans une feuille de bananier — nouée avec de la cabuya, une ficelle en fibres d’agave —, un généreux assortiment de féculents, viandes, œufs et légumes selon la région.

La feuille maintient la chaleur, parfume les aliments et se composte naturellement. Résultat : un plat de pique-nique complet qui sent le feu de bois et le grand air et zéro déchet.

J’ai compris l’ingéniosité des muletiers quand, après 3 h 30 de marche dans la jungle sur le trek de l’Amargal depuis Arusi dans le Pacifique, Samy, notre guide, a sorti nos fiambres du sac pour notre pause déjeuner au pied d’une cascade.

Santa Rosanna - Santa Rosa de Cabal - Food Fiambre
Fiambre food in Fredonia Antioquia - Tom

© Tomplanmytrip

L’arepa, c’est sacré en Colombie.

Comme le pain en France, on la trouve à chaque repas et les Colombiens la défendent comme un trésor national — alors surtout ne dis pas que tu n’aimes pas ça 😉

Galette de maïs héritée des peuples indigènes, cette recette colombienne n’a presque pas changé depuis 3 000 ans. Il en existe près de 70 variétés — sucrées ou salées, grillées ou frites, simples ou garnies — et la grande majorité des Colombiens en mangent une dès le matin.

Mes préférées : l’arepa de choclo (maïs) grillée avec du fromage, l’arepa farcie de viande, fromage et avocat au dîner et quand je suis sur la côte caraïbe colombienne, je mange toujours une arepa de huevo au petit-déjeuner — une arepa frite avec un œuf à l’intérieur.

L’arepa paisa, plus neutre, est incontournable en Antioquia, au petit-déjeuner, avec du fromage et des huevos pericos (œufs brouillés). Je t’avoue que ce n’est pas ma préférée.

Arepas Food in Rancheria Wayuu - La Guajira Colombia

Le patacón est l’une de mes recettes colombiennes préférées.

Typique de la côte Caraïbe, il est fait de plantain vert coupé en morceaux, frit une première fois, aplati, puis frit de nouveau — jusqu’à obtenir une grande galette dorée et croustillante.

On peut le garnir de fromage, de crevettes, de viande ou de sauces, selon l’humeur, mais pour moi, la combinaison gagnante reste la plus simple : du queso costeño et du hogao, une sauce tomate-oignon mijotée qui accompagne des dizaines de plats colombiens.

Servi en snack sur la plage ou en accompagnement d’un plat principal, le patacón s’adapte à tout. Dès que tu arrives sur la côte Caraïbe, c’est le premier truc à commander — personnellement, j’ai la chance qu’Aleja en fasse de délicieux.

Colombian Food - Patacones

L’empanada, c’est la vie sociale colombienne condensée en un chausson frit.

On en mange debout, entre amis devant l’église, au coin de la rue, en fin d’après-midi.

La pâte est à base de maïs jaune ; la farce change selon la régionhogao et carne desmechada (viande effilochée) en Antioquia, viande et fromage sur la côte, riz à Cali, pomme de terre rouge avec cacahuètes grillées et achiote, un colorant naturel qui teinte les plats en rouge-orangé dans le Cauca.

Chaque Colombien a son empanada préférée. Les miennes : la classiquecarne-papa-hogao” et la paisa au chicharrón (travers de porc grillé), sans oublier une empanada au thon, mangée chez Inés à Nuquí, dans le Pacifique — une cabane, deux tables, des empanadas à la commande. Inoubliable.

Empanadas Food in Manizales Coffee Region Colombia - Tom (1)

Petites boules frites au fromage, croustillantes dehors et moelleuses dedans — les buñuelos sont l’un des snacks colombiens les plus addictifs.

La pâte mélange fromage, fécule de maïs et farine de yuca — simple, mais la température de friture doit être parfaite, sinon les buñuelos explosent dans l’huile.

Populaires toute l’année, dans tout le pays, à l’heure du petit-déjeuner, avec un chocolat chaud ou, façon colombienne, une Pony Malta — une boisson maltée sans alcool — bien fraîche, je les adore. Leurs vrais fans sont les habitants d’Antioquia, où tu peux en trouver dans les boulangeries tout au long de la journée.

Accompagnés de natilla, une crème sucrée à la cannelle, ils sont surtout une spécialité incontournable à Noël. Les Colombiens plaisantent en disant que c’est le fruit de la saison.

La salchipapa est une icône de la street food colombienne — ce plat, probablement né au Pérou dans les années 50, a été adopté et revisité dans toute l’Amérique du Sud.

La base est simple : frites et rondelles de saucisse, nappées de ketchup, de mayo et de moutarde. Mais comme les Colombiens ne font jamais les choses à moitié, tu peux y trouver chorizo, poulet ou autre viande, bacon, œufs, fromage fondu. Bref, tout peut finir dans une salchipapa — gargantuesque !

Mon père, toujours curieux de nouvelles expériences culinaires, en a commandé une à Ciénaga, dans le Magdalena, proche de Santa Marta — sa tête quand le serveur a posé le plat devant lui !

Un conseil : si tu tentes l’expérience, précise la taille si tu ne veux pas finir avec un plat énorme. Les Colombiens adorent se retrouver entre amis autour de ce plat.

Colombian Food - Salchipapa

© Tomplanmytrip

Le bocadillo, c’est le petit carré de pâte de goyave que tout Colombien a dans sa poche ou dans son sac.

Fabriqué depuis le XVIIe siècle dans le Santander, sa recette est simple : pulpe de goyave et panela (sucre de canne non raffiné) cuits longuement jusqu’à obtenir une pâte ferme, rouge vif, enveloppée dans des feuilles de bijao (plante tropicale).

Emblématique, il a failli devenir symbole culturel national en 2006, avant d’obtenir sa dénomination d’Origine en 2017. Il se mange seul ou dans sa version préférée des Colombiens : avec un carré de fromage frais. Sucré, salé et redoutablement addictif.

En plus d’être délicieux, c’est un vrai petit concentré d’énergie ! Je l’ai testé avant d’affronter “La pared” (le mur), un escalier à très forte pente, aménagé sur une partie du sentier menant au sommet du paramo d’Iguaque, près de Villa de Leyva dans le Boyacá 😉

Alejandro Ecolodge - Casa Aves - Punta Brava Pacific Coast Colombia - Coffee

Le Chocoramo, c’est 65 grammes de nostalgie colombienne dans son emballage orange, la madeleine de Proust des Colombiens 😉

Né en 1972, cet iconique petit gâteau moelleux industriel est composé de farine, de graisses végétales, de lait en poudre, d’œufs et d’arômes naturels, et est enrobé de chocolat. Il a demandé six mois à son créateur, Don Olimpo López, pour que le chocolat tienne sur la pâte sans la faire craquer.

Depuis, plusieurs dizaines de millions de Chocoramo sont vendus chaque année en Colombie. Congelée, cette friandise nourrissante est encore meilleure — le chocolat devient croustillant.

En 2022, une internaute a osé le critiquer sur Twitter, le qualifiant de « gâteau sec au chocolat gras ». Mauvaise idée : toute la Colombie s’est levée pour le défendre.

Difficile de trouver un aliment plus colombien que les Choclitos, un snack industriel, vendu en sachet !

Tu trouveras ces petites chips de maïs au citron vert — croustillantes, légèrement acidulées — dans toutes les épiceries, toutes les “lunchboxes” de lycéens, tous les bus de nuit.

Produits par une compagnie colombienne, puis repris par une multinationale américaine après l’ouverture économique du pays dans les années 1990, ils sont devenus un marqueur de génération.

Demande à n’importe quel Colombien ce que lui rappelle l’odeur d’un sachet de Choclitos : il te répondra « l’enfance », direct.

Le Bon Bon Bum, c’est la sucette symbole de la Colombie.

Cette sucette au caramel fruité, fourrée de chewing-gum, est née en 1970 dans la confiserie familiale Colombina, du Valle del Cauca, qui travaillait la canne à sucre. Jaime Caicedo, son patron, rapporte de Hollande une machine pour fabriquer des caramels ronds sur bâtonnet.

Il a l’idée de les remplir de chewing-gum. Après des mois d’essais, quand la formule est enfin au point, Caicedo s’exclame : « Ce bon bon va être un BUM ! » — et le nom est trouvé.

Le Bon Bon Bum triple les ventes de l’entreprise en un an. Plus d’un demi-siècle plus tard, 170 millions d’unités sont produites chaque mois.

Le maní moto, c’est l’histoire d’une idée qui a fait le tour du monde avant d’atterrir en Colombie.

En 1945, un immigrant japonais au Mexique invente la cacahuète enrobée de farine de blé et de sauce soja — la fameuse cacahuète japonaise.

La recette traverse les frontières, et une multinationale américaine l’adapte en Colombie sous le nom de Maní Moto : une cacahuète enrobée d’une épaisse couche de farine, légèrement sucrée et salée. Simple, croustillant, irrésistible.

Aujourd’hui, numéro un du segment des cacahuètes en Colombie, on le retrouve dans chaque épicerie de quartier et à chaque arrêt de bus.

© Tomplanmytrip

Les huevos pericos, c’est l’œuf brouillé à la colombienne.

Mélangés à un hogao, une sauce traditionnelle de la cuisine colombienne à base de tomate et d’oignon, on les sert avec du pain ou une arepa.

Pourquoi les appelle-t-on ainsi ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais ils sont un incontournable des petits déjeuners colombiens et personnellement, je les adore.

Petite mise en garde amusante : en Colombie, « perico » désigne aussi la cocaïne, un petit perroquet ou un café au lait. Autant être précis quand on passe commande 😉

Food Arepa Horizontes Antioquia Colombia - Tom Aleja

Le calentado, c’est l’art d’accommoder les restes.

Né dans les Andes colombiennes, ce petit-déjeuner paysan trouve ses racines chez les arrieros d’Antioquia — ces muletiers qui traversaient la région caféière à l’aube sans se permettre le moindre gaspillage.

Ils réchauffaient les frijoles (haricots) et le riz de la veille, qui constituaient la base de leur alimentation, et les complétaient d’un œuf frit, d’un arepa, de chorizo ou de chicharrón — un petit-déjeuner costaud.

Ce plat est aussi appelé frijoles trasnochaos — les haricots qui ont passé la nuit.

Servi partout en Colombie, El Calentado est plus typique des villages d’Antioquia — de quoi te donner l’énergie nécessaire pour ta randonnée du jour.

Local Food in Macanas Jardin Antioquia Colombia

Glisser un œuf entier dans une arepa — galette de maïs frite — mi-cuite, la refermer sans la casser, puis la replonger dans l’huile bouillante — simple en théorie, redoutable à réussir.

Cette prouesse culinaire est née il y a près de 200 ans à Luruaco, Atlántico, où un festival lui est consacré depuis 1988.

C’est l’une de mes arepas préférées. Aleja, ma femme colombienne, la réussit plutôt bien et, bien sûr, comme tout bon costeño, je la déguste avec du suero — une sauce acidulée au fromage frais.

Colombian Food - Arepa de Huevo in Rosario Islands Colombia

Côtes de bœuf mijotées avec pommes de terre, ail, oignon et coriandre — le caldo de costilla est le petit-déjeuner paysan des matins froids des Andes colombiennes. Il se mange avec une arepa, du pain et accompagné d’un chocolat chaud.

Comme le sancocho, il porte le titre de levantamuertos — ressusciteur de morts. Des restaurants proches des bars restent ouverts jusqu’à l’aube et proposent cet antidote à la gueule de bois aux fêtards. Ça marche, paraît-il.

Sur les marchés, les fondas servent des caldos de costillas dès l’aube — ces petites gargotes populaires sans prétention où l’on mange simple et copieux pour pas cher.

La changua, on l’aime ou on la déteste — TasteAtlas — ce guide qui note les plats traditionnels du monde entier — en a même fait l’un des pires petits-déjeuners.

Les Bogotains, eux, s’en moquent. Ce bouillon de lait, d’eau, d’œuf poché, d’oignon et de coriandre est leur petit-déjeuner du week-end, mais tu peux en manger à n’importe quel moment de la journée.

Hérité des Chibchas des hauts plateaux de Cundinamarca et de Boyacá, son nom vient du muisca : xie (eau) et nygua (sel) — littéralement « aguasal ».

On le sert avec du pain, des caladosbrioches légèrement sucrées — ou du fromage, et on l’accompagne d’un chocolat chaud. Plutôt déroutant.

Credit: @Calentadosaltiplanobogota

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La Colombie compte plus de 400 espèces de fruits comestibles.

Résultat : dans n’importe quel restaurant du pays, tu peux commander un jus fraîchement préparé de pratiquement n’importe quel fruit — maracuja, guanábana, mangue, tomate de l’arbre, feijoa, lulo — j’adore.

Tu peux aussi déguster de délicieux cocktails de fruits — des associations inventives et souvent surprenantes qui révèlent toute la richesse fruitière du pays.

Dans les rues de nombreuses villes, comme Cartagena, des marchands ambulants vendent des fruits frais et des jus à toute heure.

Ces jus se boivent avec de l’eau ou du lait selon les fruits et les régions. On te demandera aussi si tu veux sucrer ou non. Les Colombiens ont un faible pour le lait + le sucre 😉

Deux jus de fruits emblématiques :

La lulada, boisson signature de Cali à base de lulo écrasé à la main — acidulée, épaisse, servie bien froide.

Le jus de borojó, fruit du Chocó à la pulpe épaisse et au goût puissant, surnommé « jugo del amor » pour ses prétendues vertus aphrodisiaques.

L’aguardiente — littéralement « eau ardente » — est la boisson nationale colombienne.

Distillé de canne à sucre et parfumé à l’anis, l’aguardiente est une boisson qui passe bien, ce qui en explique en partie la popularité. Titrant entre 24 et 30°, il chauffe en bouche et laisse une longue finale sucrée-anisée.

Chaque département a le sien et chaque Colombien défend celui de sa région.

On le boit sec, en shot, à toute occasion : fêtes, repas de famille, sorties entre amis. Dans les bars, on ne commande pas un verre mais une bouteille, ou plus, que toute la tablée partage jusqu’au bout de la nuit — une tournée qui revient peu chère compte tenu du prix très abordable de l’Aguardiente.

Avant l’aguardiente, il y avait la chicha.

Boisson sacrée des peuples indigènes muiscas, la chicha est une bière de maïs fermenté dont la recette remonte à plusieurs siècles. Interdite, clandestine, mais jamais disparue, cette boisson, à la fois épaisse et légèrement acide, se boit encore dans le centre historique de Bogotá.

En Colombie, le café est bien plus qu’une boisson — c’est une identité.

Troisième producteur mondial de café, le pays ne cultive que de l’Arabica, cueilli à la main, équilibré, peu amer, aux arômes fruités et floraux, qui pousse en altitude sur des sols volcaniques.

Culture introduite par les Jésuites au XVIIIe siècle, le triangle du café, ou Eje Cafetero, région montagneuse du centre-ouest de la Colombie formée par trois départements : Caldas, Quindío et Risaralda, est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ironie : 93 % part à l’export. Mais dans les grandes villes, de plus en plus de cafés valorisent le grain local en proposant différentes méthodes de préparation — filtre, Chemex, cold brew — afin d’en révéler tous les arômes.

Nous recommandons souvent à nos voyageurs de visiter une finca de café ; c’est une belle façon de découvrir la Colombie.

Food tour + Walking City Tour Bogota and around - Coffee

L’agua panela et le guarapo sont tous deux issus de la canne à sucre brute, base de la cuisine colombienne populaire.

L’agua panela, c’est la boisson du peuple colombien, toutes classes sociales et toutes régions confondues.

Rien de plus simple pour la préparer : il suffit de dissoudre un bloc de panela — sucre de canne brut, non raffiné — dans de l’eau.

Au petit-déjeuner, après le sport, chaude avec du citron contre la grippe, froide avec de la glace pour les journées torrides, ou encore avec un morceau de fromage fondu. Et pour se réchauffer le soir en altitude, avec un trait d’aguardiente et de cannelle (canelazo).

Le guarapo c’est l’ancêtre de l’Aguardiente. Jus de canne fermenté, cette boisson ancestrale oscille entre une limonade légèrement acidulée et un alcool de campagne selon le temps de fermentation.

Boisson des travailleurs des champs, des fêtes populaires et du Carnaval de Riosucio, aujourd’hui, le guarapo revient en force dans la gastronomie colombienne contemporaine.

J’ai souvenir d’un guarapo mémorable, bu dans le patio d’une maison de Barichara au milieu d’habitués aux yeux brillants 😉

Panela Tour Concepcion Antioquia Colombia (7)

En Colombie, la limonada de coco n’est pas une simple limonade — c’est la boisson qui fait l’unanimité quand il fait chaud.

Née sur la côte Caraïbe, elle s’est imposée dans tout le pays : du jus de citron vert, du lait de coco, du sucre, de la glace pilée, mixés ensemble jusqu’à obtenir une texture crémeuse et glacée, à mi-chemin entre le cocktail et le smoothie.

Rafraîchissante, légèrement sucrée et subtilement exotique, elle se commande dans les restaurants, les bars à jus et les bars de plage.

Aleja en est fan — difficile de trouver un meilleur critique qu’un palais aussi exercé que le sien.

Hotel Watapuy Tayrona - Eastern Caribbean Coast - Colombia - Aleja (2)
coffee tasting tom Finca el Diamante - Salgar

© Tomplanmytrip

Impossible de rater la guanábana sur les étals des marchés colombiens : volumineuse, verte, couverte de petites épines, elle ne ressemble à rien d’autre.

À l’intérieur, une chair blanche, fibreuse et juteuse, au goût unique — entre l’ananas, la mangue et la noix de coco, avec une légère acidité.

Originaire d’Amérique tropicale, elle pousse partout en Colombie, des côtes aux vallées inter-andines. Les Colombiens l’adorent et la consomment surtout en jus, en smoothie ou en glace, et rarement nature.

Ils lui attribuent également des propriétés médicinales et certains la considèrent comme l’un des fruits les plus sains de la pharmacopée naturelle locale.

Elle est souvent le coup de cœur des voyageurs.

Colombian Food Guanaba Fruit Colombia

Difficile d’imaginer la Colombie sans ses mangues.

Cultivée des plaines côtières jusqu’aux versants andins, le pays en produit des dizaines de variétés. El mango de azúcar, une mangue petite et incroyablement sucrée, est considérée par beaucoup comme la meilleure du monde.

Nature, en jus, en glace, en sauce ou en mango biche — verte, avec du sel et du citron —, on la trouve partout : sur les marchés, dans les rues, dans les verres et les assiettes.

Fruits Tour in La Minorista Market Medellin Antioquia Colombia - Mango

La granadilla fait partie de ces fruits que tu ne sais pas manger si on ne t’initie pas.

Petite, ronde et avec sa coque orange, la granadilla est la cousine andine du fruit de la passion, mais bien moins acidulée — plus douce, plus florale, presque mielleuse.

Cultivée en altitude dans les cordillères colombiennes, elle se déguste en cassant le dessus avec le pouce pour aspirer directement la pulpe translucide et gélatineuse, ainsi que les graines noires, qui baignent dans un jus sucré et parfumé.

C’est naturel qu’elle révèle tout son caractère, même si on la trouve aussi en jus ou en dessert.

Avec sa peau jaune fripée et son odeur envoûtante, le maracuyá ne passe pas inaperçu sur les marchés colombiens.

À l’intérieur, une pulpe orange, gorgée de jus, d’une acidité franche et d’un parfum tropical intense qui s’impose dès qu’on l’ouvre.

Cousin de la granadilla mais avec un caractère bien différent — plus vif, plus acide, plus expressif —, il est cultivé dans les zones chaudes du pays.

Il est omniprésent dans la cuisine colombienne. On le boit en jus allongé d’eau et de sucre, pour adoucir son acidité naturelle, et on l’incorpore dans les sauces, les desserts et les cocktails.

Si tu pensais ne pas aimer la papaye, attends de goûter celle de Colombie.

Ici, elle est charnue, juteuse, d’un orange profond, avec une douceur franche et un parfum musqué immédiatement reconnaissable.

Cultivée dans les régions chaudes des deux côtes et des vallées inter-andines, elle pousse toute l’année et se retrouve sur tous les marchés.

Les Colombiens la mangent nature au petit déjeuner, en jus, en salade de fruits ou avec du citron vert.

Pour anecdote, son parfum musqué divise : certains l’adorent, d’autres ne peuvent pas le sentir — littéralement. Une sensibilité en partie génétique. À toi de tester si tu as le gène de la papaye 😉

Fruits Tour in La Minorista Market Medellin Antioquia Colombia - Maracuya

© Tomplanmytrip

Une oblea, c’est deux fines gaufrettes croustillantes et rondes, généreusement garnies d’arequipe — le dulce de leche colombien (confiture de lait) — et d’une combinaison de garnitures au choix : fromage, confitures de fruits, crème Chantilly, chocolat…

Ce dessert de rue par excellence trouve son origine en Europe médiévale ; le mot vient du latin oblata — « offrande » — et la recette fut introduite en Colombie à l’époque coloniale.

Floridablanca, dans le Santander, est considérée comme la capitale de l’oblea.

J’en ai mangé de délicieuses à Barichara — ma version préférée : arequipe, queso, dulce de mora (mûre) et chantilly.

Food tour + Walking City Tour Bogota and around - Obleas Food People

Le salpicón, c’est la Colombie dans un verre.

Papaye, pastèque, mangue, ananas, banane — les fruits tropicaux sont coupés en morceaux et noyés dans du jus de pastèque ou dans la Colombiana, la limonade rouge emblématique du pays.

On peut y ajouter une boule de glace, du lait condensé et du fromage râpé. Entre boisson et dessert, ce rafraîchissement populaire se vend dans les rues de toutes les villes colombiennes, surtout lors des grandes chaleurs.

Typiquement colombien.

Credit: @aurora_gourmet_

Rien qu’à écrire « mango biche », j’en ai l’eau à la bouche — et pourtant, au départ, l’idée me semblait bizarre. Du sel sur une mangue verte ?

Aleja, en vraie Colombienne, adore ça. Après quelques essais, grâce à elle, je me suis converti.

Biche signifie « pas mûr » en argot colombien : la mangue est cueillie verte, tranchée en bâtonnets, assaisonnée de sel, de citron, parfois de piment ou de Tajín, un condiment mexicain.

Des marchands ambulants de fruits vendent le mango biche dans les rues de la Caraïbe colombienne. Tu peux aussi acheter une mangue et la préparer chez toi comme n’importe quel Colombien.

Mango biche Cartagena (1)

L’arroz con leche fait partie de ces plats qui sentent l’enfance.

Riz mijoté dans du lait avec de la cannelle, du sucre et du zeste de citron — simple, crémeux et réconfortant. Chaque famille colombienne a sa recette.

Ce dessert a des racines arabes : ce sont les Maures — populations arabo-berbères qui occupèrent la péninsule Ibérique pendant huit siècles — qui introduisirent le riz et la cannelle en Espagne avant que ces ingrédients ne traversent l’Atlantique avec les conquistadors.

Une comptine enfantine porte son nom et résonne dans toutes les cours de récréation : “Arroz con leche, me quiero casar…”

Credit: @Lopezygracia

Glace râpée, sirop de fruits, morceaux de fruits frais, lait condensé et barquillo — cette gaufrette roulée croustillante plantée dans la glace — le cholado est le dessert-boisson emblématique du Valle del Cauca, département de la région Pacifique.

On dit qu’il vient de Cali, mais en réalité, il est né à Jamundí, petit bourg voisin, où la famille Bonilla le vendait sous le nom de mata guayabo — le « leveur de gueule de bois ».

Son nom viendrait de la fusion de cholos — terme affectueux désignant les populations indigènes et métisses — et de helado (glace).

Aujourd’hui, c’est aux Canchas Panamericanas, un complexe sportif de Cali devenu un lieu de vie populaire, que tu trouveras les meilleurs cholados.

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Il y a un pot d’ají casero sur presque toutes les tables colombiennes.

Cette sauce maison est composée de piments frais, de cebolla larga (cive ou oignon vert à longue tige), de coriandre, de tomate, de vinaigre et de citron vert — le tout finement haché, mélangé à froid, jamais cuit.

Il en résulte une sauce au goût vif, frais et piquant, à doser soi-même. Chaque famille a sa version, chaque région son ingrédient secretají dulce (piment doux) sur la côte, rocoto (piment fort et charnu) dans les Andes.

Cette sauce accompagne les empanadas, les arepas, les soupes, les grillades, les patacones. En réalité, elle accompagne tout. C’est l’âme de la cuisine populaire colombienne.

Mayonnaise et ketchup — voilà la base de la salsa rosada qui tire son nom de sa couleur.

Rien d’original en apparence, et pourtant les Colombiens en ont fait leur sauce de table incontournable. On la trouve sur tout : empanadas, patacones, hot-dogs, arepas, poulet frit, salchipapas.

Chaque cuisinier, chaque restaurant, chaque vendeur de cuisine de rue a sa touche secrète — citron vert, moutarde, cornichons, crème, paprika.

Elle est devenue un marqueur de la street food colombienne.

Le hogao est la sauce mère de la cuisine colombienne.

Tomates mûres, cebolla larga (cive ou oignon vert à longue tige), ail, cumin, mijotés à feu doux jusqu’à obtenir une sauce épaisse et parfumée — simple, rustique, indispensable.

Le hogao est à la fois condiment et base de cuisine : il accompagne les patacones, les arepas et les viandes grillées, et entre dans la préparation des frijoles, des empanadas et d’innombrables plats du quotidien.

Son nom viendrait du verbe rehogar — « cuire à feu doux, à l’étouffée ». Utilisé dans tout le pays, il est au cœur de nombreuses recettes colombiennes traditionnelles.

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Quelques expressions et codes à connaître pour commander et payer au restaurant, sans passer pour un touriste perdu ou un malotru.

Premier réflexe à avoir en Colombie : oublie « quiero » pour commander. Les Colombiens disent « ¿me regalas…? » — « tu m’offres…? » — une formule douce qui reflète bien leur sens de la politesse.

Pour le reste, quelques essentiels :

« ¡Disculpe! » pour appeler le serveur,

« ¿La carta, por favor? » pour le menu,

« ¿La cuenta, por favor? » pour l’addition.

Pense à vérifier les modes de paiement — « ¿Aceptan tarjeta? » — Vous acceptez les cartes ? — car le cash est encore roi dans de nombreux restaurants.

Et si tu veux faire plaisir à ton hôte : « ¡Está riquísimo! » — c’est délicieux !

En Colombie, tu peux manger sans te ruiner.

La street food — empanadas, arepas, mango biche — coûte entre 2 000 et 4 000 pesos la pièce, soit moins d’un euro.

Dans tout le pays, pour 20 000 à 30 000 pesos ( 5 à 7 euros), tu peux te régaler d’un super « menu del día ». Traditionnel des petits restaurants populaires, il comprend une soupe et un plat de viande ou de poisson avec des légumes, ainsi qu’un jus de fruit frais. Un repas complet et copieux.

Dans un bon restaurant, un plato fuerteplat principal de viande ou de poisson avec accompagnements — tourne entre 50 000 et 80 000 pesos.

Une Águila ou une Club Colombia — les deux bières nationales — te coûtera entre 6 000 et 12 000 pesos.

En Colombie, les restaurants se déclinent en plusieurs catégories.

Dans les fondas en milieu rural et les restaurantes de comida corriente (restaurants populaires classiques), on te servira une cuisine familiale sans chichi, principalement proposée sous forme de menu unique.

Certains restaurants se spécialisent : les asaderos servent des grillades et les picadas proposent des assortiments de petits plats à partager.

Dans les grandes villes et à Bogotá en particulier, des chefs créatifs revisitent les recettes traditionnelles en valorisant les produits locaux — la capitale s’impose comme l’une des destinations culinaires les plus prisées d’Amérique latine.

Ces chefs inventifs font des émules dans tout le pays. À Barichara, en Santander, j’ai goûté la cuisine novatrice et raffinée d’une jeune cheffe. À Arusí, au fin fond du Pacifique, Francis m’a régalé avec sa revisite des saveurs du Chocó.

Un petit détail : on enlève ton assiette rapidement dès que tu as fini — signe d’efficacité, pas d’impolitesse.

En dehors des grandes villes, pense à avoir de l’argent liquide — la carte bancaire n’est pas toujours acceptée.

Le menu du jour est le déjeuner du jour, servi dans les restaurants populaires colombiens — fondas, cantines de quartier, restaurants de famille. On en trouve partout dans le pays.

Tu as droit à une soupe et un plat principal comprenant classiquement : viande ou poisson, riz blanc, frijoles, patacones ou plátano maduro frit, yuca ou pommes de terre, une petite salade de tomate et d’oignon — et parfois une tranche d’avocat. Simple, copieux, équilibré.

La plupart du temps, on te servira un jus de fruit frais, parfois même à volonté.

Attention : si tu as un petit appétit, précise « sin sopa » — sans soupe — car elle est souvent un plat à part entière (légumes et viandes réaccommodées).

Franchement, le rapport qualité-prix est imbattable et c’est la meilleure façon de manger comme un local — je suis fan !

Milana Restaurant - Barichara Santander Colombia (18)

© Tomplanmytrip

Bonne nouvelle pour les estomacs sensibles : la cuisine colombienne n’est pas épicée.

Contrairement au Mexique ou au Pérou, les plats traditionnels — ajiaco, sancocho, bandeja paisa — sont savoureux et bien assaisonnés, mais rarement piquants. L’ADN aromatique du pays, c’est le cumin, la coriandre et le hogao — des saveurs rondes et profondes, sans agressivité.

Le piment existe, bien sûr — c’est el ají — mais il est presque toujours servi à part, en sauce, pour que chacun dose à sa guise. Tu peux manger colombien sans avoir les larmes aux yeux.

Le cilantro — coriandre fraîche — est l’herbe aromatique reine de la cuisine colombienne.

Ses feuilles d’un vert vif dégagent un parfum herbacé, frais et légèrement citronné. Son goût divise : certains l’adorent, d’autres la fuient — une variation génétique les rend hypersensibles à ses composés aromatiques, ce qui leur donne une perception désagréable.

En Colombie, la question ne se pose pas : le cilantro est partout. Dans le hogao, l’ají, les soupes, les empanadas, les frijoles — saupoudré en quantité généreuse sur presque tous les plats, souvent au dernier moment pour préserver ses arômes.

Difficile de cuisiner à la colombienne sans lui. Ma femme, Aleja, est bien sûr une inconditionnelle du cilantro et je le suis devenu aussi !

En Colombie, Noël est bien plus qu’une fête — c’est une institution.

Les festivités démarrent dès le 7 décembre avec la Noche de las Velitas et s’étirent jusqu’au Nouvel An, ponctuées de neuvaines en famille, de chants et de tablées interminables.

Sur les tables, quelques incontournables :

Les buñuelos — petites boules frites de fromage et de fécule de maïs, croustillantes dehors, moelleuses dedans — que les Colombiens appellent « le fruit de Noël ».

La natilla, dessert crémeux à base de lait, de panela, de farine de maïs et de cannelle, toujours servi à côté.

La lechona — cochon de lait farci, rôti pendant des heures.

Les tamales — pâte à base de maïs, avec du poulet, du porc et des légumes enveloppés dans des feuilles de bananier.

Les hojuelas — fines lamelles de pâte frite, croustillantes et légèrement sucrées, saupoudrées de sucre glace ou de miel.

Et pour finir, le sabajón, sorte de lait de poule colombien, crémeux et légèrement alcoolisé.

Elvia Restaurant - Barichara Santander Colombia (5)

© Tomplanmytrip

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